RDV Auteurs : Alexandre Moatti – jeudi 16 octobre 2014

Alexandre Moatti, ingénieurs en chef des mines, chercheur associé à l’université Paris-Diderot, vient présenter son ouvrage Le mystère Coriolis le jeudi 16 octobre 2014 à la Bibliothèque de l’École.

Mathématicien, ingénieur et pédagogue, Gaspard-Gustave de Coriolis a donné son nom à l’accélération de Coriolis et à la force de Coriolis affectant le mouvement des corps dans un milieu en rotation. Si la théorie selon laquelle « toute particule en mouvement dans l’hémisphère nord est déviée vers sa droite (vers sa gauche dans l’hémisphère sud) » est universellement connue, l’œuvre, la carrière scientifique et la personnalité de l’ingénieur et savant restent à découvrir. C’est le propos de cette biographie qui met en lumière le destin singulier de celui qui passa une grande partie de sa courte existence dans le petit périmètre parisien qui va de la rue Descartes (l’École Polytechnique) à la rue des Saints-Pères (l’École nationale des ponts et chaussées).

RDV le jeudi 16 octobre 2014 de 12h30 à 14h à la Bibliothèque des Ponts.
Le Mystère Coriolis, Alexandre Moatti, éditions du CNRS 2014

Le principe des rendez-vous auteurs est celui d’une rencontre à la bibliothèque à l’occasion de la parution d’un ouvrage publié par des chercheurs enseignants.

Une séance de dédicaces est organisée en fin de rencontre.

Gaspard-Gustave de Coriolis (1792-1843) : un mathématicien, théoricien de la mécanique appliquée

Alexandre Moatti, polytechnicien (1978), ingénieur des Mines, président de la Sabix (société des Amis de la Bibliothèque de l’X), directeur de la publication www.science.gouv.fr et éditeur du site web BibNum (site des textes fondateurs de la science analysés par les scientifiques d’aujourd’hui), a soutenu le lundi 3 octobre 2011 une thèse en histoire des sciences, devant un jury composé, entre autres, d’Antoine Picon, ingénieur en chef des Ponts, des eaux et forêts, chercheur au Latts et de Bruno Belhoste, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Le sujet de la thèse d’Alexandre Moatti porte sur Gaspard-Gustave de Coriolis (X 1808 et IPC 1812). Cette thèse, à caractère biographique, constitue une étude de la carrière et de l’œuvre scientifique de Coriolis (1792-1843). Coriolis commence sa carrière dans le département de la Meurthe puis des Vosges. Il est ensuite appelé par Cauchy à l’École polytechnique où il devient répétiteur d’analyse tout en exerçant des activités dans le département de la Seine.

En 1831, il est nommé professeur adjoint de la mécanique appliquée à l’École des Ponts et Chaussées et obtient la chaire de Navier en 1836. Elu membre de l’Académie des Sciences en 1836, il abandonne ses activités d’ingénieur pour se consacrer à l’enseignement, d’abord à l’École des Ponts et Chaussées et ensuite à l’École polytechnique. C’est en se plongeant dans la correspondance privée de Coriolis conservée à l’Académie des Sciences qu’A. Moatti a pu retracer l’évolution des idées de Coriolis sur ces 2 établissements. Bien entendu, Moatti n’oublie pas l’étude mathématique de l’œuvre de Coriolis qui concerne, principalement, la définition physique du travail, les forces d’entraînement ou les forces centrifuges (dites forces de Coriolis). Les principaux écrits de Coriolis sont « Calcul des effets des machines » en 1829, « Théorie mathématique des effets du jeu de billard » en 1835 ou « Traité de la mécanique des corps solides » en 1844. Tous ces ouvrages et bien d’autres écrits de Coriolis figurent dans le Fonds ancien de la Bibliothèque de l’École des Ponts et peuvent donc être consultés sur place. Certains sont numérisés dans Gallica comme la « Théorie mathématique des effets du jeu de billard »

L’intérêt de la thèse de Moatti est d’éclairer une figure originale du XIXè siècle dont l’œuvre scientifique est bien connue mais dont le parcours, la personnalité sont, en revanche, méconnus.

Consulter la thèse d’Alexandre Moatti

Retrouvez les commentaires de Moatti sur deux articles de Coriolis parus dans le Journal de Polytechnique :
http://www.bibnum.education.fr/