Les coulisses de la bibliothèque numérique

Le document numérisé est une page des annexes de la mission de Léon Moissenet en Autriche, Hongrie et Roumanie en 1884 (cote : Ms.3325)

Installation de la machine dans une pièce de l'École

Le fonds ancien de la bibliothèque de l’École des Ponts fait l’objet depuis 2007 d’un vaste programme de numérisation en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France.

En images, découvrez ici les opérations de numérisation dans le cadre de l’atelier installé avec la société Arkhênum.

Voir la vidéo du reportage sur l’atelier

Reportage réalisé par Guillaume Saquet

La machine en marche

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Pour actionner le bras de la caméra, le technicien appuie sur une pédale

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Passage de la machine sur le document

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Résultat de la numérisation et aperçu de la qualité

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La collection des phares s’expose… en ligne !

L’École des Ponts ParisTech en partenariat avec la Direction des Affaires Maritimes a numérisé un grand nombre de documents émanant de sa collection des phares : dessins et photographies ainsi que des ouvrages et manuscrits couvrant la période de 1825 à 1939. La sélection a été réalisée par l’expert du sujet Vincent Guigueno.

Une partie de ces documents sont diffusés via la collection de l’école sur Internet Archive : http://archive.org/details/ecole-des-ponts .

Entre autres, il est d’ores et déjà possible d’y consulter (feuilleter en ligne ou télécharger) :

  • • les actualisations successives de la Description sommaire des phares et fanaux allumés sur les côtes de France,…

Dessins et photographies seront ajoutés d’ici quelques jours.
Il sera possible d’admirer en particulier les dessins de quelques coupes et esquisses du phare du Havre, de Dunkerque, des Héaux de Bréhat, de Triagos, du Gris-Nez à Boulogne, de Fatouville, de Saint Pierre… ainsi que de nombreux projets. En outre, plus deux cent photographies, dont la liste serait trop longue à énumérer ici, seront diffusés très prochainement.

La diffusion en ligne d’une partie de la collection prépare d’autres projets actuellement en cours de réalisation : la création d’une bibliothèque numérique dédiée au fonds patrimonial de l’École des Ponts ParisTech qui permettra la diffusion de documents numérisés depuis 2001 ainsi que la création d’un ambitieux site des Phares qui viendra remplacer l’ancienne version qui a cessé d’être consultable sur le site internet de l’École.

Exposition « Alphonse Terpereau, photographe (1860-1890), aux Archives départementales de la Gironde

L’objectif de cette première exposition monographique consacrée à Terpereau est de présenter un ensemble de ses photographies en lien avec l’activité des ingénieurs en Gironde entre 1860 et 1890. L’exposition tourne autour de 3 grands thèmes : les réaménagements urbains de Bordeaux, la création d’Arcachon et la construction d’ouvrages d’art dans le Sud-Ouest de la France.

L’École des Ponts prête à cette occasion une vingtaine de photographies signées Terpereau sur la cale Labat de 1878, le viaduc de Garabit de 1882 et 1883, le pont de Bordeaux, le pont de Lavaur sur l’Agout et le bassin à flot de Bordeaux entre 1872 et 1876.

Exposition « Alphonse Terpereau, photographe (1860-1890) », aux Archives départementales de la Gironde, Salle des voûtes, 72/78 cours Balguerie Stuttenberg, 33000 Bordeaux, du 18 juin au 21 septembre 2012.

contact : catherine.masteau@enpc.fr

Patrimoine : le buste de Sadi Carnot à l’École (1837-1894)

Sadi Carnot

L’École s’est portée acquéreur d’un buste de Sadi Carnot (1837-1894)

Élève de l’École (1860-1863),
Ministre des Travaux publics (1878-1881)
Président de la République (1887-1894)

Henri  Michel Antoine Chapu a collaboré  avec  la manufacture de Sèvres  pour la réalisation de ce buste en biscuit à partir d’un autre buste en marbre commandé par l’administration des Beaux-Arts.

Ce modèle est l’une des premières éditions du buste de Carnot président de la République en 1888.

Il a été offert par Sadi Carnot à une famille d’industriels alsaciens et c’est à cette famille que l’École vient de le racheter.

Sadi Carnot est issu d’une illustre famille de savants et d’hommes politiques.
Son grand-père est le physicien et mathématicien Lazare Carnot ; on doit à son oncle Sadi Carnot la découverte de la thermodynamique ; il est le fils d’Hippolyte Carnot ministre et sénateur.

Promotion 1862-1863

Sorti major de l’École des Ponts en 1863, il est envoyé en poste à Annecy où il dirige d’importants travaux dont le grand pont de Collonge sur le Rhône.

La guerre de 1870 contre la Prusse déclenche son engagement politique.
Gambetta le nomme préfet en Normandie avec mission d’organiser les forces nationales.
En 1871, il est élu député de la Côte d’Or et fait partie de la gauche républicaine à l’Assemblée. Choisi comme secrétaire par la Chambre des députés, il est aussi rapporteur du budget des Travaux publics de 1876 à 1878.
Il entre au gouvernement en 1878 comme secrétaire d’État puis ministre des Travaux publics jusqu’au retrait du cabinet Ferry en 1881. Il revient au gouvernement 1885 comme ministre des Travaux publics puis des Finances.
Le 3 décembre 1887, le Congrès réuni à Versailles l’élit comme président de la République.
Sous son mandat, l’industrie et l’activité économique se développent, les idées socialistes progressent et le 1er mai est célébré pour la première fois en 1890.
Le 24 juin 1894 à Lyon, Sadi Carnot est assassiné par un anarchiste italien.
Il repose au Panthéon auprès de son grand-père Lazare Carnot.


Durant toute sa carrière, il reste proche de son ancienne École favorisant les projets d’agrandissement et d’aménagement de la rue des Saints-Pères.
C’est également lui qui autorise l’installation de l’obélisque dans le jardin de l’École et sa transformation en monument aux morts en 1880.

A sa mort, les ingénieurs des voies de communication de Saint-Petersbourg envoient à l’École un hommage en l’honneur de cet ancien ingénieur des Ponts et Chaussées en mémoire des liens qui unissent les deux pays dans le domaine des travaux publics.

Médaille d’argent au concours Malofiej pour un article consacré aux 80 ans du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro (Brésil)

En août 2011, le fonds ancien et les archives avaient été contactés pour faire des recherches sur l’histoire française du Christ de Rio de Janeiro (Brésil) dont l’armature en béton armé avait été commandée à l’entreprise Pelnard Considère Caquot. C’est précisément Albert Caquot qui en avait fourni les plans. L’École des Ponts et Chaussées conserve une partie des archives de cette entreprise, dont notamment le projet brésilien.

Un ensemble de documents totalement inédits (dessins préparatoires, correspondances entre Albert Caquot et Heitor da Silva Costa, photographies de construction etc) est encore à explorer dans les Archives de l’École des Ponts.

La partie de l’infographie de cet article publié le 9 octobre 2011 dans le journal « O Globo » a gagné la médaille d’argent du prix Malofiej qui est considéré comme le prix Pulitzer de l’infographie.

http://www.malofiej20.com/about/

Nous sommes très honorés d’être associé à cette récompense.

Consulter le pdf Globo

La Bibliothèque vient de choisir son système de bibliothèque numérique

Découvrez en avant-première le système inédit choisi par la bibliothèque de l’Ecole des Ponts pour sa bibliothèque numérique qui permettra de visionner 150 000 pages.

http://www.flickr.com/photos/51218754@N05/7034483551/in/photostream

Patrimoine : une exposition sur les phares au Musée national de la Marine

L’École des Ponts ParisTech est partenaire de l’exposition temporaire  « Phares » organisée au Musée national de la Marine du 7 mars au 4 novembre 2012.

De nombreux documents originaux issus des collections de la bibliothèque de l’École sont présentés dans l’exposition.

Pour en savoir plus, écouter ici le dossier spécial de l’émission de France Inter « la tête au carré »  du 7 mars consacrée aux phares et aux ponts en présence de Vincent Guigueno, commissaire de l’exposition, historien, professeur à l’École et auteur de nombreux ouvrages sur le patrimoine des phares dont « les Phares » édité en 2012 aux éditions Gallimard et d’ Elisabeth Dumont-Le Cornec, auteur des  « Ponts mythiques » édité en 2011.

A lire aussi :

le billet du blog de la Bibliothèque nationale de France

le mémoire d’Augustin Fresnel consultable sur Bibnum et présenté par Vincent Guigueno

Le bal des Ponts de 1953

La Bibliothèque a acheté sur Ebay une affiche du bal qui a eu lieu le 24 janvier 1953 et qui se déroulait dans les salons du Ministère des Travaux Publics au 246 boulevard Saint-Germain.

L’École n’a pas conservé d’archives sur ce bal, et cette affiche est la seule que nous possédons à ce jour.

Toutefois, la bibliothèque conserve aussi quelques programmes anciens des Revues (théâtre) organisées par les élèves.

Nous rappelons que la bibliothèque est intéressée par tous les documents relatifs à la vie de l’École, passée ou actuelle (affiche, cartes, photographies, caricatures).

Contact: Guillaume Saquet
guillaume.saquet@enpc.fr

Vous pouvez aussi avoir un aperçu de l’orchestre d’Eddie Warner sur http://www.youtube.com/watch?v=gfoYK3n3ewM

Gaspard-Gustave de Coriolis (1792-1843) : un mathématicien, théoricien de la mécanique appliquée

Alexandre Moatti, polytechnicien (1978), ingénieur des Mines, président de la Sabix (société des Amis de la Bibliothèque de l’X), directeur de la publication www.science.gouv.fr et éditeur du site web BibNum (site des textes fondateurs de la science analysés par les scientifiques d’aujourd’hui), a soutenu le lundi 3 octobre 2011 une thèse en histoire des sciences, devant un jury composé, entre autres, d’Antoine Picon, ingénieur en chef des Ponts, des eaux et forêts, chercheur au Latts et de Bruno Belhoste, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Le sujet de la thèse d’Alexandre Moatti porte sur Gaspard-Gustave de Coriolis (X 1808 et IPC 1812). Cette thèse, à caractère biographique, constitue une étude de la carrière et de l’œuvre scientifique de Coriolis (1792-1843). Coriolis commence sa carrière dans le département de la Meurthe puis des Vosges. Il est ensuite appelé par Cauchy à l’École polytechnique où il devient répétiteur d’analyse tout en exerçant des activités dans le département de la Seine.

En 1831, il est nommé professeur adjoint de la mécanique appliquée à l’École des Ponts et Chaussées et obtient la chaire de Navier en 1836. Elu membre de l’Académie des Sciences en 1836, il abandonne ses activités d’ingénieur pour se consacrer à l’enseignement, d’abord à l’École des Ponts et Chaussées et ensuite à l’École polytechnique. C’est en se plongeant dans la correspondance privée de Coriolis conservée à l’Académie des Sciences qu’A. Moatti a pu retracer l’évolution des idées de Coriolis sur ces 2 établissements. Bien entendu, Moatti n’oublie pas l’étude mathématique de l’œuvre de Coriolis qui concerne, principalement, la définition physique du travail, les forces d’entraînement ou les forces centrifuges (dites forces de Coriolis). Les principaux écrits de Coriolis sont « Calcul des effets des machines » en 1829, « Théorie mathématique des effets du jeu de billard » en 1835 ou « Traité de la mécanique des corps solides » en 1844. Tous ces ouvrages et bien d’autres écrits de Coriolis figurent dans le Fonds ancien de la Bibliothèque de l’École des Ponts et peuvent donc être consultés sur place. Certains sont numérisés dans Gallica comme la « Théorie mathématique des effets du jeu de billard »

L’intérêt de la thèse de Moatti est d’éclairer une figure originale du XIXè siècle dont l’œuvre scientifique est bien connue mais dont le parcours, la personnalité sont, en revanche, méconnus.

Consulter la thèse d’Alexandre Moatti

Retrouvez les commentaires de Moatti sur deux articles de Coriolis parus dans le Journal de Polytechnique :
http://www.bibnum.education.fr/


Patrimoine :Le vestige de colonnade des Tuileries

Le vestige de colonnade des Tuileries de Philibert Delorme qui se trouvait dans les locaux parisiens de l’École rue des Saints-Pères jusqu’en 2008 est maintenant remonté dans la cour Marly du Louvre.

Il est placé devant une arche du Louvre ouvrant sur les salles XVIe du département des sculptures et encadre un projet de gisant commandé par Catherine de Médicis pour son tombeau.

Chaque bague composant les colonnes de l’arcade a son propre décor, floral ou stylisé, amoureux ou politique.
Dans les décors amoureux, on trouve les torches croisées et le miroir brisé symbolisant l’amour entre Henri II et son épouse et la rupture de ce dernier après la mort du roi en 1559 (la colonnade a été construite dans les années 1560), ainsi que les plumes rompues symbolisant la douleur de Catherine de Médicis (pennae en latin signifie plumes pour symboliser sa peine par jeu de mots).

Dans les décors politiques, on trouve les massues croisées signifiant la force et la vertu reliées par une corde à un fil à plomb symbolisant la justice et l’équilibre ; à côté, des chaines brisées en plusieurs morceaux dont certains sont attachés dans un anneau. Les interprétations sont plus délicates. L’ensemble serait une allusion au gouvernement de la reine, soucieuse d’équité ou d’équilibre dans un période politique plus que troublée.

Contact : A. Lacourt